Damien
Médecin à terre, bricoleur à bord. C'est lui qui a trouvé la panne du turbo en 2013, construit le portique arrière avec des rennes comme spectateurs, et qui ne part jamais sans sa ligne de pêche. Il a aussi pris un tangon sur la tempe au large du Chili — la gloire du grand large a un prix.
Spécialité : diagnostiquer le moteur à l'oreille, pêcher le dîner, et rassurer l'équipage quand les icebergs approchent.
Perrine
Médecin comme Damien, mais c'est surtout elle qui repère les ours polaires aux jumelles avant tout le monde — et qui endure le mal de mer avec une dignité exemplaire, surtout enceinte. Ses parents et ses frères ont rejoint l'aventure à plusieurs reprises, des Lofoten à l'Islande.
Spécialité : repérer la faune avant tout le monde, survivre aux traversées agitées, et organiser les anniversaires sur le pont au soleil.
Nina
Née à Saint-Malo en juin 2014, Nina n'a pas chômé. À 2 ans et demi, elle partait pour le grand tour des Amériques. À 3 ans, elle faisait sa rentrée à l'école du village au Chili. Elle reconnaît les manchots, les phoques et les différentes espèces d'oiseaux marins — et n'hésite pas à corriger ses parents.
Spécialité : apprendre la pêche, faire du kite-surf, participer au stage de voile à Wallis, et pleurer en quittant ses camarades de classe.
Diane
Née fin 2015, Diane est la seule à rester « complètement indifférente aux mouvements du bateau » — même à 9 mois dans une houle de Sud-Est bien raide. Elle a appris à grimper avant de marcher, et le mal de mer ne la touche jamais. C'est la plus téméraire de la famille.
Spécialité : grimper aux rochers et aux arbres, faire ses premiers pas sur une plage brésilienne, et souffler sa bougie d'anniversaire sur le pont de Libertaire.
Ernest
Né le 21 janvier 2020 à Nouméa, Ernest est le dernier arrivé — et le seul à avoir été accueilli par Neptune en personne lors de son passage de la ligne (équateur) en 2022, avec un saucisson en cadeau. Il a commencé frustré par le manque d'autonomie, mais s'est vite transformé en acrobate.
Spécialité : manger des pancakes au goûter, se demander pourquoi on va au pays des ours et des loups, et progresser vite en langage quand le ballon ne roule pas assez.